Pirater son éducation

Pirater son éducation

 

Si vous partiez à l’aventure, à la découverte de toutes vos potentialités pour récupérer toutes vos capacités?
Pirater son éducation, c’est se déprogrammer pour apprendre. Quand vous étiez enfant, on vous a sûrement dit : « t’es nul en maths, tu chantes faux, tu n’y arriveras jamais ». Ou depuis que vous êtes adulte : « c’est trop tard, tu es trop vieux ». On peut essayer de faire taire cette petite voix qui nous le rappelle en permanence. Essayez de vous faire confiance et lancez vous. Si vous avez envie d’apprendre l’anglais, à jouer du piano ou le jardinage depuis des années, c’est possible. Comme dirait André Stern, l’enthousiasme est l’engrais du cerveau. La curiosité et la motivation sont le moteur de tout apprentissage. La curiosité donne l’envie d’apprendre et la motivation donne un sens à cet apprentissage. Et vos enfants seront ravis de vous observer et de vous accompagner. L’inverse peut se produire également. Quand vos enfants se passionneront pour un sujet, vous aurez envie de réapprendre avec eux.
On apprend tous les jours et à tout âge. L’apprentissage ne se réduit ni à cette période de la vie où nous étions enfants ni à cette façon passive d’apprendre comme à l’école. Quand on est actif, on apprend. Mettre les outils à disposition des enfants et les laisser se les approprier en groupe (sans obligation de résultats) leur permet d’acquérir toutes les connaissances dont ils ont besoin. Et ils développeront d’autres compétences comme l’autonomie et l’empathie.
Quand la motivation vient de l’enfant ou de l’adulte, l’apprentissage active le système dopaminergique dans le cerveau et apporte plaisir et satisfaction, les connexions neuronales liées à cet apprentissage sont renforcées.
Moi quand je veux acquérir de nouvelles connaissances, je me dirige spontanément vers les supports écrits parce que je suis visuelle. D’autres auront besoin d’entendre une conférence, d’être dans l’action ou l’échange.
C’est un des luxes et une des forces de l’autodidacte : il peut choisir son mode d’apprentissage, son rythme, apprendre de ses erreurs sans jugement extérieur.
Les premiers apprentissages de la vie sont autonomes. Quand l’enfant désire marcher, il va se donner les moyens d’y arriver, on ne va pas lui dire demain, lundi 3 septembre, je te donnerai ton 1er cours de marche. C’est la même chose pour le langage. L’enfant écoute son entourage parler et il prononce ses 1ers mots quand il l’a décidé. Pourquoi quand les enfants grandissent, on devrait décider à leur place? Tu as l’âge de rentrer au CP, tu vas apprendre à lire. On leur a fait confiance pour la marche et le langage, continuons pour le reste.
Je vais prendre l’exemple des mathématiques. Il faut que ça ait du sens. Il faut les intégrer dans la vie quotidienne. La cuisine et la pâtisserie permettent de mesurer, de compter, de surveiller le temps, de diviser et de multiplier. Observer et participer lors des courses permet de comparer les prix, d’estimer, de peser, de calculer. Utiliser des cartes routières permet de calculer des kilométrages, comparer des routes, calculer les frais d’essence. Mettez à leur disposition des balances, des rapporteurs, boussoles, montres, chronomètres, calculatrices, règles, mètres, thermomètres, pluviomètres, sabliers, sudokus, énigmes, calendriers et caisses enregistreuse avec des pièces de monnaie et des billets.

Maintenant, j’aimerais vous parler d’internet. Internet nous ouvre des portes incroyables sur les apprentissages. On y trouve des images, des vidéos, des articles, des forums, des gens passionnés par un sujet…On peut trouver toutes les informations que l’on cherche, il suffit juste de savoir faire un tri et exercer un regard critique. On peut apprendre tout ce que l’on veut, d’où on veut et quand on veut. On n’a pas à rendre de comptes. C’est le royaume du partage.
Les enfants sont très inventifs mais internet est un ingrédient supplémentaire qui leur permet de multiplier les combinaisons possibles. Si les enfants peuvent apprendre les équations, des langues étrangères et la musique sur internet, on peut se demander comment l’école va s’adapter. Les écoles, collèges et lycées pourraient devenir des centres de recherche et d’expérimentation. Une authentique relation avec un accompagnant passionné, prêt à chercher et à se poser des questions avec les plus jeunes. Ces centres pourraient être ouverts aux adultes, ce qui permettrait des échanges de savoir et de compétences.

Nous retenons 5% d’un enseignement formel
90 % en l’expliquant à l’autre
Et 90% en l’appliquant dans la vie.

Vous l’aurez compris, vivre, c’est apprendre. Les enfants ont un désir passionné de comprendre tout ce qu’ils peuvent du monde. Ce sont des chercheurs nés. Si nous, adultes, nous avons perdu ce désir et notre confiance, il est temps de les retrouver.

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