Matériel Montessori : division avec les éprouvettes

Matériel Montessori : division avec les éprouvettes

Présentation d’une division à un seul diviseur avec les éprouvettes : matériel Montessori que l’enfant utilise quand il a déjà fait plusieurs divisions avec les perles dorées et avec les timbres.

Cette étape est fondamentale car elle permet le passage à l’abstraction. Dans la pédagogie Montessori, on manipule du matériel concret avant de passer à l’abstraction.

Réflexions suite à la conférence de Céline Alvarez et ma matinée d’ateliers

Réflexions suite à la conférence de Céline Alvarez et ma matinée d’ateliers

Dans cette vidéo, je parle des conditions nécessaires pour apprendre : liberté, autonomie, enthousiasme, lien humain, pas de stress…

J’ai oublié de dire que depuis quelques semaines, je propose de nouveaux apprentissages qui n’ont pas encore été vu en classe. Le mot « division » ne faisait pas peur à cet enfant de 8 ans, elle a pu manipuler le matériel Montessori concret sans appréhension. Cela lui a redonné une bonne dose de confiance en elle. Donc plutôt que d’insister sur des notions à revoir, j’anticipe sur le programme scolaire.

Et quand l’enseignant abordera cette nouvelle notion, l’enfant sera à l’aise, il se sentira confiant et il pourra passer à l’abstraction (sans matériel).

Pour une approche scientifique de l’apprentissage des langues

Pour une approche scientifique de l’apprentissage des langues

J’ai la joie de vous annoncer que Emily m’accompagnera les mercredis matins et mercredis après-midi du mercredi 5 septembre 2018 au mercredi 5 juin inclus, soit 30 mercredis pendant mes ateliers apprendre autrement.

En plus des avantages du matériel Montessori (savoir-faire) et de la communication non-violente : Marshall Rosenberg, Faber et Mazlich (savoir-être), les enfants pourront profiter d’échanges en anglais.

Si les avantages du bilinguisme sont indéniables sur le marché du travail, les bénéfices d’une exposition précoce à une langue étrangère restent méconnus en France alors que ses bienfaits sont multiples, notamment sur le plan cognitif.

Plus l’exposition linguistique est précoce et répétée, plus l’enfant sera en mesure de restituer parfaitement les sons, l’accentuation et la mélodie d’une seconde langue, 
tout en ouvrant la voie à une mémorisation profonde et efficace des structures langagières.
Nous faisons le choix de ne pas proposer d’anglais écrit aux enfants. Nous privilégions une approche orale de la langue.

Emily est née et a grandi près de Chicago. Elle habite à Dijon depuis 1 an.

Organisation :
Les inscriptions se feront pour l’année entière.
Horaires : 9h-11h45 ou 13h30-16h15
Coût de l’atelier : 25 euros.

Mes trois dernières lectures de l’année 2017

Mes trois dernières lectures de l’année 2017

J’ai terminé l’année avec trois livres de qualité : Quand les touts-petits apprennent à s’estimer, l’école de la liberté et l’école du colibri.

Voici un petit aperçu et mon point de vue pour chaque livre ainsi que le lien Amazon si vous souhaitez les lire.

 

L’école de la liberté de Daniel Greenberg

Imaginez un lieu où des garçons et des filles, dès l’âge de quatre ans, mènent chaque jour leur vie comme bon leur semble. Il s’agit pourtant d’une école – mais à la différence qu’ici il n’y a aucun programme prédéfini, le seul critère pour chaque élève étant : « Fais ce qui te motive, au rythme qui est le tien, aussi longtemps que tu le souhaites, et assume la responsabilité de tes choix. Les adultes sont là pour t’aider, uniquement quand et si tu en fais la demande. »

La Sudbury Valley School, une école ? Certainement, au vu des résultats : au terme de cette scolarité, certes atypique, les anciens élèves sont des êtres épanouis et responsables. Certains se lancent dans la vie active, d’autres suivent des formations ou entrent à l’université. L’Ecole de la liberté n’est pas un traité sur l’éducation, mais un document fondateur, touchant et très instructif, sur une manière de considérer la jeunesse qui permet à chaque jeune de découvrir par lui-même ce qu’il veut faire de sa vie. Car, pour l’essentiel, ce n’est pas nous qui enseignons aux enfants : nous les aidons simplement à apprendre… Et quand ils apprennent vite et bien, c’est parce qu’ils le veulent, et non parce qu’ils le doivent. Ayant largement fait ses preuves, ce modèle a essaimé: il existe aujourd’hui des dizaines d’écoles de ce type un peu partout dans le monde, et elles commencent à prendre racine en France.

J’ai lu ce livre très rapidement malgré le nombre de pages. Il se lit facilement et avec plaisir.

 

Quand les tout-petits s’apprennent à s’estimer de Germain Duclos, de l’université de Montréal

Ce livre m’a conquise. Je suis en train de préparer une vidéo sur ce sujet car quelques lignes ne suffiront pas (Ah, je n’ai pas encore eu le temps).

Une trentaine de phrases sont des chef-d’oeuvres. Je me disais qu’il fallait absolument que toute la Terre entière en ait conscience. Les tout-petits désignent les enfants de 3 à 6 ans, et non les tout-petits comme je le croyais. Ils sont forts les canadiens!

Je vous copie le sommaire : chapitre 1 : l’estime de soi et les tout-petits

chapitre 2 : les besoins des enfants de 3 à 6 ans

chapitre 3 : développer un sentiment de confiance

chapitre 4 : développer une connaissance de soi

chapitre 5 : développer un sentiment d’appartenance

chapitre 6 : développer un sentiment de réussite

Des activités sont proposées. Elles sont intéressantes mais c’est le reste du livre qui a le plus attiré mon attention.

Je vous le conseille vivement, vous ne le regretterez pas.

 

Et le dernier, c’est l’école du colibri d’Isabelle Pelloux et Anne Lamy.

C’est celui qui m’a le moins plu car je n’ai pas fait de nouvelles découvertes en le lisant. Pour les novices, il est intéressant et très facile à lire.

Isabelle Peloux développe une pédagogie qui repose sur la coopération plutôt que sur la compétition et vise à apprendre aux enfants à travailler autrement tout en respectant le programme scolaire habituel. A cette fin, elle s’inspire de trois grands courants pédagogiques : le mouvement Freinet fondé sur l’expression libre des enfants et le tâtonnement expérimental, la gestion mentale d’Antoine de la Garanderie qui  explore, décrit et étudie les gestes mentaux de la connaissance, ainsi que le conflit sociocognitif qui permet à l’enfant de prendre conscience du point de vue d’autrui et de reformuler le sien. Elle l’enrichit de dispositifs facilitant une découverte de la relation et une éducation à la paix.

Je me suis dis que ça serait l’occasion de découvrir Antoine de la Garanderie mais je reste sur ma faim.

Ce livre reste néanmoins enrichissant.

 

Conférence du neurobiologiste Gérald Hüther

Conférence du neurobiologiste Gérald Hüther

J’ai écouté cette conférence plusieurs fois mais le fait de l’écrire m’a aidé à mieux retenir les propos de Gérald Hüther. Alors, pour les visuels, le texte est juste en dessous.

Et pour les auditifs, cliquez ici pour écouter la conférence.

Le neurobiologiste Gerald Hüther, parle d’une étude qui a été réalisée qui démontre que beaucoup de nos schémas de pensée sont transmis à nos proches, à ceux avec qui nous vivons, y compris nos enfants sans même en avoir conscience.

Dans l’expérience réalisée, trois scènes ont été montrées à des bébés de 6 mois. Dans la première, un petit bonhomme jaune essayait d’escalader une colline, il glisse et recule plusieurs fois et parvient à arriver au sommet. Dans la deuxième scène, le bonhomme jaune essaie à nouveau d’escalader la colline. Un bonhomme vert l’aide à monter en se plaçant derrière lui pour le pousser. Dans la troisième séquence, à nouveau le bonhomme jaune tente de grimper sur la colline mais cette fois-ci, un bonhomme bleu en haut de la colline le pousse et il retombe au pied de la colline. Juste après, les bébés ont été placés à une table. On leur a présenté le bonhomme vert et le bonhomme bleu. Tous les bébés, sans exception, ont pris le bonhomme vert, celui qui avait aidé le bonhomme jaune.

Les bébés de cet âge ne prennent pas ce qui ne leur plaît pas. Cette expérience prouve qu’aucun d’entre nous ne vient au monde en consumériste ou en égocentrique. Cet état d’esprit est donc une chose qui s’acquiert avec le temps.

Six mois plus tard, à l’âge d’un an, la même expérience a été reproduite et 10 à 20% des enfants ont pris le bonhomme bleu, celui qui avait repoussé l’autre. Qui a bien pu leur apprendre ça? Alors qu’ils ne parlent pas encore. Ces enfants n’ont fait qu’observer. Dans le système familial dans lequel ils grandissent se trouve quelqu’un qui arrive brillamment à ses fins, aux dépens des autres. Les enfants prennent exemple sur ceux qui réussissent. Donc les enfants deviennent comme nous. C’est la première bonne nouvelle.

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Parentalité bienveillante versus parentalité consciente

Parentalité bienveillante versus parentalité consciente

Avant le 16 octobre, je parlais de parentalité bienveillante ou de parentalité positive.
Aujourd’hui, je choisis de parler de parentalité consciente! Je vous explique pourquoi.
Quand j’ai découvert la pédagogie Montessori, Faber et Mazlich, la communication non violente, Thomas Gordon, etc… j’ai essayé de tout changer du jour au lendemain. Et dès que j’échouais, je me culpabilisais.
Je me disais après coup : « C’est ça que j’aurais dû dire. »
C’était la marche la plus inconfortable. Je savais que je pouvais faire autrement mais je n’y arrivais pas, ou pas suffisamment.

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